Bernard Carayon veut "Changer le monde", article du Journal d'ICI
jeudi 20 novembre 2008
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jeudi 20 novembre 2008
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vendredi 14 novembre 2008
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mardi 04 novembre 2008
Bernard Carayon sera l'invité de Michel Fields à partir de 19h30 le Mardi 4 Novembre sur lci dans le cadre de l'émission d'information "Michel Field 19h-20h".
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lundi 03 novembre 2008
Le Figaro, 1er novembre.
Député (UMP) du Tarn et président de la Fondation Prometheus, Bernard Carayon apporte son soutien à l'idée d'un fonds souverain à la française.
Pour un fonds souverain français, pour le social libéralisme
A peine le président de la République a-t-il annoncé la nécessité et son intention de créer un fonds souverain à la française que se sont déclenché les premiers tirs d'avertissement des conservateurs ! Les critiques portent autant sur l'opportunité de sa création que sur sa gouvernance étatique et sa finalité.
Les fonds souverains sont pourtant anciens : 1953 pour le Koweït, 1967 pour la Norvège, 1974 pour Singapour. Ils drainent d'immenses masses de capitaux (3 500 milliards de dollars). Certains font plus peur que d'autres, surtout lorsqu'ils semblent, dans le cas chinois ou russe, être mis au service d'une politique industrielle et d'une diplomatie. À la faveur de la crise financière, leurs investissements dans les pays développés, longtemps mesurés, s'accélèrent : toutes les grandes banques américaines ont trouvé dans les fonds souverains une manne de liquidité opportune… Direction étatique, gouvernance opaque, investissements stratégiques, ces fonds dérogent depuis cinquante ans aux lois du marché, sans que les promoteurs du libéralisme n'y voient jamais malice…
En France, le président de la République s'est tourné naturellement vers la Caisse des dépôts, solution que nous avions été quelques-uns à préconiser depuis plusieurs années. À qui d'autre pourrait-on confier la gestion de ces participations ? La Caisse, dont l'expérience en la matière est longue et à l'abri de tous reproches, elle, n'aura pas, à la différence d'autres grandes institutions financières, développé des instruments à risques, à l'instar des subprime.
C'est paradoxalement au moment où certains fonds, malmenés par la crise financière, sont contraints de soutenir leurs banques nationales défaillantes, dans le Golfe et en Russie, que Nicolas Sarkozy ouvre le débat avec conviction. Son but est double : doter la France d'un outil qui fait une grande nation, afin de lutter «à armes égales» avec les grands prédateurs financiers mondiaux ; protéger et, le cas échéant, accompagner sur les marchés nos entreprises cotées qui ont perdu, depuis le début de l'année 30 à 70 % de leur valeur. Parmi elles, des entreprises stratégiques de la défense, de l'énergie, des transports, de la santé, des télécoms, de l'aéronautique et du spatial, qui ne peuvent ni ne doivent glisser vers d'autres continents, parce que nous ne pouvons, dans ces domaines, être dépendants de puissances étrangères.
«Où est le problème ?» diront les «superlibéraux», ceux qui se défient du «patriotisme économique» qu'il soit européen, ou a fortiori national, mais qui enfilent le maillot de l'équipe de France quand celle-ci affronte une équipe étrangère !
Après avoir évité la faillite d'un marché devenu fou, certains appellent en effet déjà de leurs vœux, sans la moindre reconnaissance du ventre, le départ de l'État, une fois la crise disparue, invoquant pêle-mêle les mauvais souvenirs laissés par l'État dans la vie des affaires ou les bienfaits de la libre concurrence. Mais les «superlibéraux» appartiennent à une histoire révolue, ouverte à la chute du mur de Berlin et fermée à Wall Street, après celle de Lehman Brothers ; une époque où la libre circulation des hommes, des idées, des capitaux et des technologies devait garantir la paix et la prospérité pour le plus grand nombre. On sait aujourd'hui ce qu'il en est advenu : pandémies, guerres sociales ou énergétiques…
La stratégie de Nicolas Sarkozy signe, depuis plusieurs années, en réalité, le retour de l'«économie politique», le retour de la politique au service des hommes et de leurs entreprises.
En refusant d'abord le fatalisme des délocalisations et de la disparition de l'industrie, portées par une concurrence féroce sur les coûts de revient des pays du «nouveau monde».
En rappelant que, naturellement, les entreprises ont une nationalité ! Non pas nécessairement celle de leur statut ou de la localisation de leur siège, mais celle que l'on reconnaît comme telle. On se souvient de l'affaire Mittal, ce groupe qui avait lancé une OPA sur Arcelor, installé son siège au Luxembourg et la résidence de son président à Londres : une vraie réussite européenne. Mais quand le président Chirac se rendit en Inde, son premier ministre lui rappela la nécessité de traiter le groupe… devenu indien avec «équilibre». Les suppressions d'emplois, les transferts de technologie, les atteintes à l'environnement s'exercent toujours au détriment du pays dont l'entreprise a été acquise. Combien d'emplois perdus depuis qu'Alcan a absorbé Péchiney ? La propriété du capital n'est pas seulement une question d'actionnaires mais une question sociale, quand elle n'est pas nationale.
Enfin, en mettant l'État au cœur du marché, par le soutien, la protection, l'assistance éventuellement, l'accompagnement sur les marchés mondiaux ou dans les organisations internationales, le président souligne que l'économie n'a pas pour seule justification le profit. Mais qu'à l'inverse, le profit comme finalité et la cupidité comme moyens sont générateurs de désordre, d'injustices et de délitement de la cohésion nationale.
Nicolas Sarkozy met ainsi à niveau notre pays. L'un des seuls qui soient encore aussi ouverts. L'ère des naïvetés libérales est bien morte. Vive le social-libéralisme.
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mardi 28 octobre 2008
Le monde traverse une crise financière qui n’a pas connu de précédent depuis celle de 1929.
Cette crise, née aux Etats-Unis avec les « subprimes » a atteint l’Europe et a fragilisé l’ensemble du système financier et bancaire international.
La France est en première ligne pour gérer les conséquences de cette crise. Après avoir mobilisé nos partenaires européens et réuni un Conseil des ministres extraordinaire, lundi 13 octobre, Nicolas Sarkozy a annoncé un grand plan mobilisant 360 milliards d’euros pour remédier aux difficultés que pourraient rencontrer les banques françaises.
Pour qu’une telle crise ne se reproduise pas dans l’avenir, le Président de la République a appelé à changer profondément les règles de fonctionnement du capitalisme financier.
C’est dans ce contexte que l’UMP, force de propositions, a mis en place les Ateliers du changement sur le thème « Refonder le capitalisme », sous la forme de séances de travail réunissant experts et acteurs socio-économiques.
Ces Ateliers du changement sont une nouvelle manière de débattre. Sans tabou, loin des discussions confidentielles entre spécialistes, l’UMP prend le parti d’informer et de montrer, en toute transparence, que des solutions existent et que la moralisation du capitalisme est possible.
Bernard Carayon participera au prochain débat le mercredi 29 octobre 2008, à partir de 13 heures sur le thème : Le rôle de l’Etat et des pouvoirs publics dans l’économie
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mardi 28 octobre 2008
Compte-rendu et photos de l'intervention.
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lundi 27 octobre 2008
Propos recueillis par Danièle Licata.
Pour Bernard Carayon Député (UMP) du Tarn et Président de la fondation d'entreprises Prometheus, la création d'un fonds souverain français est "la solution" face à la crise.
Nicolas Sarkozy a décidé la création d'un fonds stratégique national, est-ce une bonne idée ? L’effondrement des valeurs financières françaises, en particulier de celles des entreprises stratégiques rend urgentissime la création d’un fonds souverain français. Après le séisme de la crise financière, nous devons éviter à tout prix un tsunami industriel et social. Nous devons y faire face dans l’unité nationale, la détermination et le pragmatisme. Nicolas Sarkozy s’est tourné vers la Caisse des Dépôts, solution que nous avions été quelques-uns à préconiser depuis plusieurs années. A qui d’autre pourrait-on confier la gestion de ces participations ? La Caisse, dont l’expérience en la matière est longue et à l’abri de tous reproches, n’aura pas, à la différence d’autres grandes institutions financières, développé des instruments à risques... La solution c’est bien celle du fonds souverain.
Beaucoup ont critiqué cette annonce en période de crise.
La question de son financement ou de ses conditions d’emploi est accessoire. Ce n’est ni le moment de mégoter, ni de faire de la théorie. Les « super-libéraux » s'agacent de la stratégie de Nicolas Sarkozy qui signe, comme il l'a fait depuis plusieurs années, le retour de l’« économie politique », le retour de la politique au service des hommes et de leurs entreprises. En réalité, Nicolas Sarkozy remet enfin à niveau notre pays, l’un des seuls, qui soit encore aussi ouvert et aussi offert à toutes les formes de prédation financière. L’ère des naïvetés libérales est bien morte.
Est-ce du patriotisme économique ou du protectionnisme ?
Le patriotisme économique, c'est l'inverse du protectionnisme. Nous sommes les seuls, nous Français, à nous poser encore ces questions. L’Etat a sa place au cœur du marché : il apporte, aux entreprises, du soutien, de la protection, de l’assistance éventuellement, de l’accompagnement sur les marchés mondiaux et dans les organisations internationales.
Dans la mondialisation, l'économie garde toujours une dimension nationale : les suppressions d’emplois, les transferts de technologie, les atteintes à l’environnement, s’exercent toujours au détriment du pays dont l’entreprise a été acquise. Combien d’emplois perdus depuis qu'Alcan a absorbé Péchiney ? La propriété du capital n’est pas seulement une question d’actionnaires mais une question sociale, quand elle n’est pas nationale.
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lundi 27 octobre 2008
L’effondrement des valeurs financières françaises, en particulier de celles des entreprises stratégiques rend urgentissime la création d’un fonds souverain, décidée par Nicolas Sarkozy.
La question de son financement ou de ses conditions d’emploi est accessoire : arrêtez M. Chérèque (CFDT) et Mme Parisot (Medef) ! Ce n’est ni le moment de mégoter, ni de faire de la théorie.
Après le séisme de la crise financière, nous devons éviter à tout prix un tsunami industriel et social. Nous devons y faire face dans l’unité nationale, la détermination et le pragmatisme.
La solution c’est bien celle du fonds souverain.
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jeudi 23 octobre 2008
Bernard Carayon sera l'invité d'Europe 1 et de France Inter, entre 18 et 20h, sur la décision de Nicolas Sarkozy de créer un fonds stratégique national.
Oui aux fonds stratégiques nationaux, oui au volontarisme politique.
C'est dans la crise que se révèlent les caractères. Celle-ci aura marqué le retour de la France et de l'Europe sur la scène internationale, et, par la personnalité du Président de la République, la victoire du volontarisme politique contre le protectionnisme économique.
C'est lorsque l'on est dos au mur, qu'il faut contre-attaquer. La décision de créer un fonds pour les entreprises stratégiques est une décision politique à la hauteur des enjeux de la crise.
Il est vital de ne pas laisser tomber les entreprises industrielles qui sont fragilisées par leur dévalorisation sur les marchés boursiers. Les industries stratégiques sont les forces vives de notre économie, de notre pays.
Le Président l'a dit : ce fond va servir nos intérêts stratégiques. Oui ! Et dorénavant de manière offensive, pour que la France et l'Europe partent à la conquête des marchés mondiaux.
Que l'Europe, qui reste le territoire économique le plus ouvert et le plus offert au monde, se dote rapidement de tous les moyens juridiques, financiers et institutionnels pour protéger ses industries stratégiques et les accompagner sur les marchés mondiaux.
Nicolas Sarkozy a donné un vrai sens au « patriotisme économique européen ».
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mercredi 22 octobre 2008
Nicolas Sarkozy a eu raison de souligner la vulnérabilité des entreprises dont les valeurs boursières se sont effondrées, certaines d'entre elles étant des entreprises stratégiques.
Il a eu raison de plaider pour la création de fonds souverains européens qui se coordonneraient pour venir en appui d'entreprises qui susciteraient l'apppétit de « prédateurs » financiers.
Ils faut que les Européens se décident enfin à définir, ensemble, leurs secteurs stratégiques (énergie, défense, TICS, santé, aéronautique...) et à construire les moyens juridiques qu'ils mettront au service de leur protection et de leur promotion :
La Commission européenne ne peut plus éviter la révision de sa politique de la concurrence qui a malheureusement fait de l'Europe, le territoire le plus ouvert et le plus offert au monde.
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vendredi 17 octobre 2008
Les fonds souverains progressent partout, sans révéler leurs finalités politiques et leurs stratégies financières. La crise actuelle fragilise nos plus belles valeurs du CAC 40 et rend certaines entreprises « stratégiques » vulnérables aux appétits des fonds souverains. Face à eux, l'Union européenne doit s'organiser pour ne plus rester le seul territoire économique aussi ouvert et aussi offert.
Pour éviter que d'autres crises n'éclatent, nous devons prendre les devants et mieux connaître les fonds souverains.
Un dialogue international avec les fonds souverains
Parallèlement à la réunion d'un nouveau Bretton Woods, un dialogue doit être engagé entre l'Union et les fonds souverains pour établir, ensemble, un code de conduite international, des actions de communication et des plates-formes d'investissement communes.
La fondation d'entreprises Prometheus va réunir en ce sens, prochainement, les dirigeants des fonds souverains les plus actifs en Europe et les dirigeants des entreprises stratégiques concernées, afin de créer les bases d'un dialogue international.
Pour la révision de l'article 296 du Traité sur l'UE
Il est aujourd'hui urgent de réviser l'article 296 du Traité sur l'Union européenne. Selon cet article, seul le commerce de matériel de guerre autorise les Etats-membres à s'opposer à la libre-circulation des biens et des capitaux.
Cette disposition doit-être élargie à tous les secteurs stratégiques et relevant de la sécurité nationale et européenne.
En élargissant l'article 296 à ces nouveaux secteurs, l'Union européenne pourra se protéger des investissements étrangers non-désirés ou agressifs.
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vendredi 19 septembre 2008
La crise financière sonne-t-elle la fin du libéralisme ?
Aux Etats-Unis, les digues ont sauté. Les démocrates avaient admis au milieu des années 1990 la nécessité de l’intervention de l’Etat. Les Républicains prennent aujourd’hui ce tournant. Ce n’est pas la fin du libéralisme, mais celle des blocages idéologiques. Le pragmatisme est en train de l’emporter.
La généralisation du principe de «nationalisation des pertes et de privatisation des profits » ne pose-t-elle pas problème ?
Absolument pas. A partir de l’instant où l’on admet que l’Etat n’a pas le monopole de l’intérêt général, ce problème psychologique à l’égard de l’Etat brancardier disparaît.
Quid de la réaction des autorités européennes ?
En Europe aussi, les politiques doivent reprendre la main, ne pas hésiter à intervenir, faire preuve de pragmatisme. On en est malheureusement loin, comme le montre la conclusion du récent somment des ministres des finances (Ecofin). L’opinion attendait un message, elle n’a eu que la promesse d’une meilleure régulation à échéance de 2012. C’est désastreux.
Comment expliquer cette paralysie ?
D’abord, la commission européenne reste marquée par un libéralisme dogmatique, sa foi dans le marché. Pour elle, la libre concurrence doit s’appliquer à l’ensemble des secteurs dans un marché unifié. Elle ne comprend pas la nécessité d’exceptions pour des secteurs stratégiques tels que la défense, l’énergie, la pharmacie… Sa seule évolution notable a concerné l’énergie : elle a pris conscience de la nécessité d’intervenir face à la menace russe. Ensuite, Le fonctionnement des institutions européennes n’a pas changé depuis 20 ans. Que voulez vous décider rapidement à 27 ? Il aurait fallu que le G7 se réunisse rapidement.
Merci à Ivan Best.
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dimanche 14 septembre 2008
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