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Le scandale des avions ravitailleurs

vendredi 12 mars 2010

Le député UMP du Tarn dénéonce le protectionnisme économique des États-Unis après le retrait forcé du groupe européen EADS dans l'appel d'offres du Pentagone.

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Affaire des avions ravitailleurs : Lellouche menace les Américains de "conséquences"

mercredi 10 mars 2010

Article publié sur lemonde.fr le 08.03.2010

C'est sans doute la fin d'un long feuilleton militaro-industriel commencé il y a près de dix ans. Le groupe américain d'industrie de défense Northrop Grumman et son partenaire européen Airbus ont annoncé, lundi 8 mars, qu'ils ne répondraient pas à l'appel d'offres du Pentagone pour la fourniture d'avions ravitailleurs, au motif qu'il favoriserait leur concurrent Boeing.

Ce retrait a aussitôt suscité de vives réactions en Europe. La France a ainsi regretté, mardi, les conditions de l'appel d'offres américain, et annoncé son intention de "procéder à l'examen de ce nouveau développement et de ses possibles implications". "Nous constatons avec une grande déception que l'appel d'offres émis par le Pentagone le 25 février conduit de facto les autorités américaines à un dialogue avec un fournisseur unique, au détriment d'une démarche compétitive garante de l'acquisition des meilleures capacités au meilleur prix", a indiqué mardi le ministère des affaires étrangères.

"TRICHEURS"

De son côté, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche, a assuré, mercredi, que l'affaire "n'est pas close", qualifiant ce retrait de "grave" et assurant qu'il aurait des "conséquences". Nettement moins diplomatique, le député UMP Bernard Carayon, membre de la commission des finances de l'Assemblée, dénonce quant à lui la "corruption de hauts fonctionnaires du Pentagone". "On ne peut jouer avec les tricheurs", lance le député du Tarn, avant d'ironiser sur "le lâchage du partenaire américain d'EADS, Northrop Grumman, sans aucun doute sous compensation de l'administration américaine". "La deuxième leçon" pour les Européens, estime-t-il, "c'est que le système américain, en particulier sur les marchés stratégiques, se referme sur lui-même, et que l'Europe n'oppose à une préférence américaine systématique que des protestations polies". Il appelle donc les gouvernements européens à "imposer" à la Commission européenne "l'abandon d'une politique irréaliste de la concurrence, au nom de laquelle nous avons si souvent renoncé à nos intérêts et au principe de réciprocité".

La Commission européenne a elle aussi réagi, mardi, en prévenant qu'elle "suivrait de très près les futurs développements de l'affaire". "Il est hautement regrettable qu'un fournisseur potentiel majeur se sente incapable de présenter sa candidature pour un contrat de ce type", a commenté le commissaire européen chargé du commerce, Karel De Gucht, dans un communiqué. "La Commission européenne serait extrêmement inquiète s'il apparaissait que les termes de l'appel d'offres étaient de nature à empêcher une concurrence ouverte pour le contrat", ajoute le communiqué.

"APPEL D'OFFRES BIAISÉ"

Justifiant son retrait, Northrop Grumman avait expliqué lundi dans un communiqué que l'appel d'offres "privilégie clairement le ravitailleur plus petit de Boeing et ne reconnaît pas comme il le faudrait les avantages d'un ravitailleur plus grand". Dans un communiqué diffusé mardi matin, le patron de l'avionneur Airbus reprochait lui aussi au gouvernement américain d'avoir fait preuve de partialité dans son appel d'offres. "Contrairement au premier appel d'offres, que nous avions clairement gagné il y a deux ans, l'appel d'offres en cours est biaisé en faveur de l'avion, plus petit et moins performant, de la concurrence", a déclaré l'Allemand Thomas Enders à l'édition en ligne du quotidien économique Financial Times Deutschland.

Selon un article du New York Times, la décision d'EADS suscite la perplexité des milieux économiques américains, qui dénoncent l'absence de compétition pour un contrat aussi important. Les dirigeants d'EADS ont néanmoins déclaré vouloir rester présents aux Etats-Unis, un marché sur lequel la compagnie souhaite se développer pour compenser la réduction de ses contrats en Europe, liée à la baisse des crédits militaires. Une stratégie perdante, selon un analyste cité par le journal, qui préconise à EADS de s'orienter plutôt vers les marchés émergents.

Ravitailleurs : "ne pas jouer avec des tricheurs"

mardi 09 mars 2010

Interview Challenges.fr - mardi 9 mars 2010

Le député UMP Bernard Carayon, spécialiste de l'intelligence économique, appelle l'Europe à réagir après le retrait d'EADS et Northrop Grumman de la compétition pour les ravitailleurs américains.

Quelle leçon tirez-vous du retrait d'EADS de la compétition pour les avions ravitailleurs de l'Armée de l'air américaine ? - La première leçon, c'est qu'il ne faut pas jouer avec des tricheurs. En matière d'aéronautique, les Américains n'appliquent pas les critères de l'économie de marché, le prix et la qualité. Leur choix est un choix stratégique et politique pour un marché qui l'est aussi. 
Dans cette affaire, les Européens auront enduré tous les préjudices : le choix par le Pentagone du plus mauvais avion, celui de Boeing; la corruption au profit de cette entreprise de fonctionnaires du Pentagone; la décision très politique, une fois le marché attribué à EADS, du GAO, la Cour des comptes américaine, de rejouer ce match perdu; enfin, le lâchage de Northrop Grumman, c'est-à-dire de l'essentiel de la capacité de lobbying d'EADS, probablement sous compensation au niveau des commandes militaires.

Quelle réaction attendez-vous des dirigeants européens ? - Je n'attends strictement rien de la Commission européenne et de José Manuel Barroso, qui ne risque pas de s'exprimer plus fort que pendant la crise financière, durant laquelle il a été inexistant. 
J'espère du président de la République une réaction extrêmement forte, et j'en suis convaincu. On peut aussi s'attendre à une réaction d'Angela Merkel. Malheureusement, nous avons une Europe qui parle à plusieurs voix.

Et sur le plus long terme, quelle réponse devra adopter l'Europe sur ce genre de dossiers ? - Le marché américain, confronté à une affaire extrêmement stratégique, se referme sur lui-même, et ne trouve comme opposition à sa préférence nationale systématique que des protestations polies. C'est une singulière leçon pour les atlantistes et cela devrait être une occasion pour les Européens de réexaminer leur attitude de fond en comble. 
L'Europe a fait le choix d'ouvrir ses marchés publics stratégiques, dans des domaines (aéronautique, défense, espace, santé, technologies de l'information, énergie) où elle a des champions mondiaux et où elle joue son destin. A travers ces marchés, elle doit défendre ses priorités stratégiques en imposant elle aussi une préférence politique. Cette initiative devra venir des pays industriels que sont la France, l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie.

Bernard Carayon est député UMP du Tarn et spécialiste de l'intelligence économique.

Propos recueillis par Jean-Marie Pottier

Avions ravitailleurs, "Ce n'est pas un coup de bluff d'Airbus"

mardi 09 mars 2010

 L'Expansion -  09/03/2010

Airbus a été contraint de se retirer de l'appel d'offres du Pentagone pour les avions ravitailleurs. Bernard Carayon, député UMP, pousse un coup de gueule contre l'Europe. Et accuse Northrop Grumann d'avoir reçu des compensations de Washington pour lâcher Airbus, son partenaire sur ce marché.

Airbus a décidé de se retirer de l'appel d'offres pour les avions ravitailleurs du Pentagone. Est-ce un coup de bluff? Je ne crois pas une seconde à l'hypothèse d'un coup de bluff pour modifier les règles du cahier des charges de l'appel d'offres, qui est outrageusement favorable à Boeing. L'alliance avec Northrop Grumann était indispensable, car elle permettait d'ouvrir les portes du Congrès et de l'administration américaine, et de faire ce travail de lobbying sans lequel aucune victoire n'est possible. En perdant son partenaire, Airbus considère qu'il n'a plus aucune chance de remporter le marché. Louis Gallois,  le président d'EADS, ma maison mère d'Airbus, l'a d'ailleurs confirmé.

Dans un communiqué, vous accusez Northrop Grumann d'avoir lâché Airbus en échange de "compensations". Ce sont des allégations lourdes... C'est une conviction profonde, une certitude absolue, basée sur une analyse de la politique pratiquée par les Etats-Unis depuis des années en matière de politique industrielle. Le ticket Northrop Grumann-Airbus représentait la meilleure offre industrielle. Une offre qui était disponible plus rapidement que celle de Boeing et qui, d'un point de vue financier, bénéficiait aussi du rééquilibrage à l'oeuvre entre l'euro et le dollar. Northrop n'a pas pu mettre fin à ce deal sans l'assurance de remporter, à l'avenir, certains marchés du Pentagone.

N'est-ce pas tout simplement l'expression d'un patriotisme économique, celui-là même que défend Nicolas Sarkozy quand les intérêts de la France sont en jeu? Effectivement. Les Américains sont les champions de ce patriotisme économique. Chez eux, le droit est extrêmement protecteur des intérêts du pays et il existe un métissage entre les responsabilités publiques et privées qui facilite leur défense. Plus largement, dans le monde entier, tous les pays sont adeptes du patriotisme économique, y compris en Europe, à titre individuel. Mais la Commission européenne, elle, reste sourde à ces questions et continue à pérenniser une politique de la concurrence qui fait de l'Europe le seul territoire de la planète totalement ouvert et offert. Nous sommes les seuls à ne pas avoir de diplomatie économique concertée, ni protectrice, ni offensive. Nous en payons le prix au moment même où Barack Obama, dans un contexte  d'atrophie du budget, achève la fermeture des marchés américains.

Propos recueillis par Thomas Bronnec

Ravitailleurs: l'UMP accuse le Pentagone

mardi 09 mars 2010

AFP - 09/03/2010

Le député UMP Bernard Carayon a dénoncé des "tricheurs" et parlé de "corruption de hauts fonctionnaires du Pentagone" après le retrait de l'américain Northrop Grumman et de l'européen EADS de la compétition pour les avions ravitailleurs américains. "On ne peut jouer avec les tricheurs", lance dans un communiqué le député du Tarn, membre de la Commission des Finances de l'Assemblée, qui attend une "réponse forte" de l'Elysée.

Airbus, filiale d'EADS, a dû renoncer à participer à un appel d'offres pour un méga-contrat d'avions ravitailleurs pour l'armée de l'air américaine après le retrait lundi de son allié américain Northrop Grumman, ce qui laisse l'américain Boeing seul en lice. "Dans cette affaire, les Européens auront enduré avec stoïcisme tous les préjudices: la corruption de hauts fonctionnaires du Pentagone pour privilégier Boeing, le choix par les Américains de l'avion le moins bon, précisément celui de Boeing puis la décision très politique du GAO, la Cour des comptes américaine, cassant le choix final en faveur de l'avion d'EADS", accuse M. Carayon.

Le député ironise sur "le lâchage du partenaire américain d'EADS, Northrop-Grumann, sans aucun doute, sous compensation de l'administration américaine". "La deuxième leçon" pour les Européens, selon lui, "c'est que le système américain, en particulier sur les marchés stratégiques, se referme sur lui-même, et que l'Europe n'oppose à une préférence américaine systématique, que des protestations polies".

Avions ravitailleurs : Washington accusé de protectionnisme

mardi 09 mars 2010

La Tribune - 09/03/2010

Après la décision de Northrop et EADS de se retirer de la course, les Européens dénoncent un appel d'offres biaisé.

Le ton monte après le retrait de Northrop et EADS dans la course à l’appel d’offres du Pentagone pour les avions ravitailleurs. Les deux groupes, alliés, ont en effet décidé de se retirer de la course car “la structure de l’appel d’offres privilégie clairement le ravitailleur plus petit de Boeing“.

Pour les Européens, Washington a volontairement fait preuve de protectionnisme. "Manifestement, la pression politique a été telle qu'on a fait un appel d'offres sur mesure pour Boeing. Tout particulièrement pendant la crise actuelle, les plus petits signes de protectionnisme sont dommageables. Même pour l'approvisionnement dans le domaine de la défense, la libre concurrence ne devrait pas être entravée de manière unilatérale", a regretté mardi le ministre allemand de l'Economie Rainer Brüderle.

A Paris, le ministère des affaires étrangères a mis en garde les Etats-Unis contre de possibles implications. “Nous constatons avec une grande déception que l'appel d'offres émis par le Pentagone le 25 février conduit de facto les autorités américaines à un dialogue avec un fournisseur unique, au détriment d'une démarche compétitive garante de l'acquisition des meilleures capacités au meilleur prix“.

Pour Bernard Carayon, député UMP, “dans cette affaire, les Européens auront enduré avec stoïcisme tous les préjudices : la corruption des hauts fonctionnaires du Pentagone pour privilégier Boeing, le choix des Américains de l’avion le moins bon, précisément celui de Boeing, puis la décision politique du GAO, la Cour des comptes américaine, cassant le choix final en faveur de l’avion d’EADS“.

“Le lâchage du partenaire américain d’EADS, Northrop-Grumann, est, sans aucun doute, sous compensation de l’administration américaine“, ironise le député. Bruxelles a déclaré qu’elle “serait extrêmement inquiète s’il apparaissait que les termes de l’appel d’offres étaient de nature à empêcher une concurrence ouverte pour le contrat“.

De son coté, le Pentagone se dit “déçu“ par le retrait de Northrop et EADS. La compétition lancée était structurée de façon équitable et les deux entreprises en lice pouvaient être en véritable concurrence, selon William Lynn, vice-secrétaire américain à la Défense.

Louis Gallois, président exécutif d’EADS, a tenu à préciser que le groupe poursuivrait sa stratégie d’expansion aux Etats-Unis et continuerait à nouer des partenariats avec des entreprises américaines.

" L'industrie, c'est notre destin ! "

mardi 16 février 2010

La Tribune - 16 février 2010

L'appel récent de cinquante dirigeants économiques à la Commission européenne en faveur d'une politique industrielle rejoint la volonté du président de la République, à travers les états généraux de l'industrie, de nous « redonner une ambition industrielle nationale ».

Jamais l'industrie n'a mobilisé autant de talents ni connu une telle crise : recul de l'emploi, recul de nos entreprises en Europe, faiblesse de l'investissement, de l'innovation, des exportations, grande sensibilité à la question des parités monétaires, incapacité à conquérir « en meute » les marchés mondiaux et à peser dans les instances internationales de normalisation.

Pourtant l'industrie est notre destin : elle est le sens de la recherche, la vitalité de nos territoires, la meilleure chance d'emploi pour les salariés sous-qualifiés, parfois la matrice de nos indépendances stratégiques.

L'appel de ces dirigeants est un appel au secours, parce que la Commission européenne, en tournant le dos à toute politique industrielle, a tétanisé l'action des États et fait de notre territoire économique le seul au monde qui soit aussi ouvert et offert.

L'effondrement du bloc soviétique avait unifié le marché mondial par la libre circulation des hommes, des idées, des capitaux et des technologies. Mais tandis que toutes les grandes nations s'efforçaient de protéger leurs entreprises, de les accompagner sur les marchés, de créer à leur profit des réseaux d'influence dans les organisations internationales, la Commission européenne ne s'est attachée qu'à libéraliser notre marché sans instaurer de garde-fous.

La crise financière a eu raison de ceux qui, comme l'ultra libéral Pascal Salin, prédisaient que « la mondialisation, si elle contribuait effectivement à la destruction des États-nations, serait un bienfait pour l'humanité ». Le commerce international n'est pas animé par les bons sentiments et le respect des principes énoncés par les pères et les enfants du libéralisme...

Il ne reste plus que l'État quand le marché ne marche plus ! C'est à lui qu'il revient de donner du sens quand les économistes perdent le sens commun ; c'est à lui de garantir la cohésion sociale quand le marché entretient des rentes inacceptables ; à lui encore de définir nos intérêts stratégiques, de conjuguer nos talents et transformer des avenirs individuels en destin collectif.

La mondialisation marque le retour des États, des Nations, du volontarisme politique et de l'industrie.

La crise financière a réveillé les consciences européennes. C'est d'Europe, grâce au président Sarkozy, qu'est née la réaction envers un collapsus financier annoncé. C'est en Angleterre que l'ex-commissaire européen Mandelson s'est déclaré favorable aux aides d'État au bénéfice des technologies à haute valeur ajoutée et du secteur des énergies renouvelables.

La crise financière a mis en lumière l'absence d'idées et la paralysie de la technocratie bruxelloise. Les rapports de force, longtemps favorables à celle-ci, se sont inversés : aux hommes politiques d'Europe de reprendre la main.

Nicolas Sarkozy nous a habitués en France à briser les tabous : celui de la concurrence à la bruxelloise doit être le prochain.

C'est d'Europe que doit prévaloir la notion de réciprocité qui nous permettra de lutter à armes égales avec nos concurrents déloyaux, opaques et agressifs. Ce sont nos nations industrielles européennes, qui doivent identifier les activités stratégiques à défendre et promouvoir bec et ongles dans la guerre économique mondiale.

Si l'on veut donner un nouvel essor à l'Europe, si nous voulons humaniser la mondialisation, c'est bien en développant un modèle industriel commun, respectueux de l'environnement, de l'éthique et de nos indépendances stratégiques. L'industrie, c'est notre destin.



Bernard CARAYON, député (UMP) du Tarn, membre du conseil d'orientation du Fonds Stratégique d'investissement

Observations de la Cour des comptes sur l'avion militaire de transport A400M.

mercredi 10 février 2010

La Cour des comptes, au prétexte que l'A400M accuserait « des retards et des surcoûts élevés », regrette que la France n'ait pas eu recours à l'achat d'avions de transport « produits par des pays tiers » pour l'équipement de l'armée de l'air.

Cette observation, inspirée d'une pure logique comptable, est absolument scandaleuse :

  • d'abord parce qu'il n'y a pas d'alternative industrielle, en particulier américaine, sur le marché ;
  • ensuite parce que nous disposons d'une industrie en Europe, et en particulier dans notre pays, adossée à des efforts de recherche considérables, qui crée de la richesse et de l'emploi chez nous, et nous confère, aussi, une indépendance stratégique : cela n'a pas de prix !

J'invite la Cour des comptes, institution publique française, à un peu plus de patriotisme économique, et lui rappelle qu'il y a des dépenses qui rapportent et des économies qui coûtent cher.

"Pour une Europe de l'intelligence économique"

jeudi 07 janvier 2010

Propos de Bernard Carayon recueillis par Gilles Gaetner de l'hebdomadaire Valeurs Actuelles - 7 janvier 2010.

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Portrait de Bernard Carayon

lundi 09 novembre 2009

Communiqué de presse : Avions ravitailleurs l'Amérique triche

mercredi 21 octobre 2009

Quand le Pentagone donne à Boeing le prix de l'avion concurrent d'EADS, l'Amérique triche. Et on n'a pas le droit de tricher entre amis: la concurrence n'est pas la guerre.

Je demande au Président de la République de réclamer à Barack Obama de la transparence, de la réciprocité dans ce marché. La violation, une nouvelle fois, de ces principes porterait un coup très grave à l'amitié transatlantique.

Bernard CARAYON
Député du Tarn
Président de la Fondation Prometheus

Forum de la Fondation Prometheus

mardi 15 septembre 2009

Communiqué de presse, Le 15 septembre 2009.

Objet: forum de la Fondation Prometheus

La fondation d'entreprises Prometheus (1) créée (2) et présidée par Bernard Carayon, député (UMP) du Tarn, vice-présidée par Jean-Michel Boucheron, député (PS) d'Ille et Vilaine, organise jeudi 17 septembre à l'abbaye des Vaulx-de-Cernay (78) son deuxième forum annuel. Ouvert par M. Eric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics, de la fonction publique et de la réforme de l'Etat et par Jean-François Dehecq, président du groupe Sanofi-Aventis et du conseil d'orientation du fonds stratégique d'investissement, ce forum est consacré à l'identification des entreprises françaises stratégiques et aux modalités d'accompagnement par l'État de celles-ci sur les marchés mondiaux. Tenu à huis-clos, le forum réunit 50 industriels, scientifiques, banquiers et hauts fonctionnaires.

La Fondation Prometheus, avait consacré le forum de l'an dernier à la nécessité de créer un fonds souverain à la française.

(1) http://www.promethee.fr (2) ALSTOM, AREVA,CAISSE DES DEPOTS, DASSAULT AVIATION, EADS, GDF-SUEZ, THALES COMMUNICATION, LES CAISSES D'EPARGNE, LES LABORATOIRES SERVIER et PIERRE FABRE, SAFRAN et SANOFI-AVENTIS.

Bernard CARAYON Député du Tarn

Communiqué de presse : processus d'acquisition de 36 avions français Rafale par le Brésil.

mardi 08 septembre 2009

Ce n'est pas un hasard si c'est le Brésil, un pays qui a fait le choix de l'indépendance, qui s'apprête à retenir la solution apportée par le groupe Dassault. Un groupe qui, avec ses sous-traitants, se bat magnifiquement depuis des années pour vendre le meilleur avion de combat au monde.

Rien n'aurait été possible sans l'engagement extraordinaire de Nicolas Sarkozy.

Mais c'est maintenant que s'engage le vrai bras de fer avec les États-Unis qui, dans les derniers mois d'une négociation, utilisent absolument tous les moyens et leur immense capacité d'influence pour promouvoir leur intérêts industriels nationaux.



Bernard CARAYON, le député qui a choisi le Rafale

Pour un internet public et gratuit. Tribune les Echos - Juillet 2009

mercredi 22 juillet 2009

Le débat parlementaire sur Hadopi a souligné l'aspiration à la gratuité des internautes qu'offre en particulier le téléchargement sans autorisation d'oeuvres artistiques. Corollaire de cette aspiration, la protection par le Conseil constitutionnel du principe de liberté d'accès à Internet que seul le juge peut entraver. Mais plus importante encore que la gratuité de certains contenus apparaît la gratuité de l'accès à Internet : plusieurs fournisseurs permettent à leurs abonnés de se connecter librement depuis les « box » d'autres abonnés sur l'ensemble du territoire national.

Internet apparaît ainsi de plus en plus comme un bien commun de l'humanité, au même titre que l'eau. Mais, de même que l'accès à l'eau nécessite une infrastructure très sophistiquée, l'accès à Internet nécessite de lourds investissements de la part des fournisseurs d'accès. L'Europe, à travers la Stratégie de Lisbonne, s'est fixé pour objectif d'apporter au plus grand nombre d'Européens l'accès à la connaissance. C'est donc à l'Europe de promouvoir des services culturels élargis, sans pour autant sacrifier la compétitivité des fournisseurs d'accès. Il serait ainsi ambitieux et réaliste de garantir à toute personne, internaute ou non, sur tout le territoire européen, d'avoir accès gratuitement, par Internet, aux différents services publics, territoriaux, nationaux et communautaires. Il suffirait simplement d'autoriser les fournisseurs d'accès à assortir l'information fournie d'une compensation publicitaire.

Cette offre serait comparable à celle des opérateurs téléphoniques qui permettent l'accès au numéro d'urgence européen gratuitement, le 112 ; elle serait offerte à travers tous les accès Wi-Fi, quel que soit l'opérateur capté, sur tous les terminaux, « notebooks » ou « smartphones ». On installerait une borne tactile et très simple d'usage dédiée à cet objectif, à proximité immédiate de chaque mairie, partout en Europe, en libre-service et sur le modèle des locations de DVD. Toute personne pourrait ainsi prendre rendez-vous avec ses élus, commander une carte grise ou obtenir un numéro d'appel téléphonique administratif, payer ses impôts, identifier les possibilités de stages pour les étudiants dans les administrations nationales ou internationales. Voilà un vrai service à la personne ouvert à tous les territoires vingt-quatre heures sur vingt-quatre, en particulier aux plus ruraux et aux non-internautes… que l'on oublie toujours !

Nul besoin d'arbitrer ici la forme que devrait revêtir la décision, hautement politique : l'essentiel n'est-il pas d'apporter aux citoyens la conviction que l'Europe peut aussi leur rendre un service précieux et gratuit ?

Colloque "souveraineté numérique", 17 juin

mardi 12 mai 2009

Prometheus a le plaisir de vous inviter à son prochain colloque consacré à la souveraineté numérique : protection des infrastructures de l'Etat, du patrimoine immatériel des entreprises, de l'intimité numérique de chacun.

Organisé avec Télécom ParisTech, dans le cadre de la semaine européenne des PME, et avec l'Expansion, cet événement a lieu le mercredi 17 juin, à partir de 8h30, à l'Assemblée nationale, en présence de Madame Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique auprès du Premier ministre : S'inscrire et voir le programme.