Réaction à la taxe délocalisation
jeudi 02 octobre 2008

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vendredi 19 septembre 2008
La crise financière sonne-t-elle la fin du libéralisme ?
Aux Etats-Unis, les digues ont sauté. Les démocrates avaient admis au milieu des années 1990 la nécessité de l’intervention de l’Etat. Les Républicains prennent aujourd’hui ce tournant. Ce n’est pas la fin du libéralisme, mais celle des blocages idéologiques. Le pragmatisme est en train de l’emporter.
La généralisation du principe de «nationalisation des pertes et de privatisation des profits » ne pose-t-elle pas problème ?
Absolument pas. A partir de l’instant où l’on admet que l’Etat n’a pas le monopole de l’intérêt général, ce problème psychologique à l’égard de l’Etat brancardier disparaît.
Quid de la réaction des autorités européennes ?
En Europe aussi, les politiques doivent reprendre la main, ne pas hésiter à intervenir, faire preuve de pragmatisme. On en est malheureusement loin, comme le montre la conclusion du récent somment des ministres des finances (Ecofin). L’opinion attendait un message, elle n’a eu que la promesse d’une meilleure régulation à échéance de 2012. C’est désastreux.
Comment expliquer cette paralysie ?
D’abord, la commission européenne reste marquée par un libéralisme dogmatique, sa foi dans le marché. Pour elle, la libre concurrence doit s’appliquer à l’ensemble des secteurs dans un marché unifié. Elle ne comprend pas la nécessité d’exceptions pour des secteurs stratégiques tels que la défense, l’énergie, la pharmacie… Sa seule évolution notable a concerné l’énergie : elle a pris conscience de la nécessité d’intervenir face à la menace russe. Ensuite, Le fonctionnement des institutions européennes n’a pas changé depuis 20 ans. Que voulez vous décider rapidement à 27 ? Il aurait fallu que le G7 se réunisse rapidement.
Merci à Ivan Best.
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dimanche 14 septembre 2008
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mercredi 10 septembre 2008
L'annonce, par le Ministère américain de la Défense, de l'arrêt de l'appel d'offres pour le renouvellement de sa flotte d'avions ravitailleurs constitue une forme nouvelle de protectionnisme.
Fin août Boeing avait menacé de ne pas présenter son offre en janvier, faute de temps. Aujourd'hui, le Pentagone annonce l'arrêt de l'appel d'offres : l'administration américaine arrête un match que Boeing allait perdre. C'est une façon ingénieuse et nouvelle imaginée par le Pentagone pour protéger le constructeur Américain, qui était, de son aveu même, largement distancé par EADS.
Le Pentagone compte sans doute sur le tumulte de la campagne présidentielle pour couvrir ce qui n'est rien d'autre qu'un nouveau scandale commercial.
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mercredi 10 septembre 2008
La Banque Mondiale a présenté, aujourd'hui, le rapport 2009 Doing Business, destiné à mesurer l'efficacité économique du droit et de l'action administrative en fonction de critères standardisés d'efficacité et de performance1.
Cette année, la France occupe la 31e position : derrière l'île Maurice, l'Arabie saoudite ou encore la Géorgie.
Le classement du rapport Doing Business repose sur une méthodologie contestable qui ignore les spécificités locales du droit et mesure l'efficacité économique au regard de la conception anglo-saxonne de la vie des affaires au mépris du droit civil.
La performance d'une économie ne se mesure pas simplement à la facilité d'obtenir un permis de construire ou un prêt par les banques. Elle repose également sur des politiques macroéconomiques ou la qualité des infrastructures et de la main d'oeuvre, que seul l'Etat peut contribuer à améliorer.
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jeudi 24 juillet 2008
C’est bien à tort que les observateurs n’analysent le livre blanc pour la sécurité et la défense qu’à l’aune de son calibrage budgétaire: l’essentiel réside ailleurs, dans la décision historique de Nicolas Sarkozy de faire émerger une cinquième fonction stratégique, “Connaissance et anticipation”, qui, pour la première fois, souligne la priorité du renseignement. Les menaces contemporaines ont en effet surgi de la clandestinité : terrorisme, prolifération nucléaire, guerre économique, autant de nouveaux défis et de menaces qu’affronte notre pays.
La suite sur le site de Valeurs Actuelles
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mercredi 09 juillet 2008
Le ministre de la défense américain, M. Robert Gates, vient d'annoncer la remise en jeu du contrat des avions ravitailleurs pour l'US Air Force attribué à Northrop Grumman et EADS.
L'armée de l'air avait montré beaucoup de courage et d'indépendance pour choisir l'appareil européen dans un pays où les choix industriels stratégiques sont commandés par une logique politique. Je souhaite qu'elle fasse preuve de la même indépendance et que le choix d'EADS/Northrop Grumann s'impose à nouveau au terme de cette procédure.
Pour avoir gagné contre Boeing, il a fallu que l'avion européen soit sans contestation possible, très supérieur au produit américain.
Les Européens peuvent être fiers que leurs technologies s'imposent sur les marchés mondiaux les plus difficiles et les plus protégés.
Bernard Carayon Député (UMP) du Tarn Président de la fondation d'entreprises Prometheus
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jeudi 19 juin 2008
PARIS, 19 juin 2008 (AFP) - un député français de la majorité au pouvoir (UMP) Bernard Carayon a estimé jeudi que la remise en question par la Cour de comptes américaine (GAO) de l'octroi du contrat géant des avions ravitailleurs au groupe européen EADS était "un coup dur pour l'amitié transatlantique".
"La remise en cause du contrat" est "un coup dur pour l'amitié transatlantique", écrit dans un communiqué ce spécialiste des questions d'intelligence économique.
"La défense par les Américains des intérêts économiques américains est plus importante que le choix de l'avion militaire le meilleur et le moins cher", poursuit-il, jugeant que "ce n'est pas la première fois que l'intérêt national prévaut sur la logique de marché".
"Avec les Etats-Unis, l'amitié est un combat", estime le député, regrettant que le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale "soit aussi silencieux sur nos dépendances économiques stratégiques comme sur les moyens de se comporter, en France et en Europe, avec de tels concurrents déloyaux". La Cour des comptes américaine a donné raison mercredi au constructeur aéronautique Boeing, qui contestait les conditions dans lesquelles l'Armée de l'air avait attribué un énorme contrat d'avions ravitailleurs à EADS et Northrop Grumman.
La Cour, dont l'avis est pratiquement toujours suivi par les pouvoirs publics, a recommandé à l'Air Force de "rouvrir les discussions" pour ce contrat de 35 milliards de dollars.
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jeudi 19 juin 2008
Avec les Etats-Unis, l'amitié est un combat
La remise en cause du contrat des avions ravitailleurs par la Cour des Comptes américaines (Government Accountability Office – GAO) est un coup dur pour l'amitié transatlantique.
La défense par les Américains des intérêts économiques américains est plus importante que le choix de l'avion militaire le meilleur et le moins cher !
Ce n'est pas la première fois que l'intérêt national prévaut sur la logique de marché :
en août 2005, le chinois CNOOC, renonce au rachat de la neuvième compagnie pétrolière américaine, Unocal, à la suite d'une mobilisation sans précédent de l'opinion ; en mars 2006, le Congrès s'oppose à ce que Dubaï Ports World, société du Golfe, assure la gestion des infrastructures portuaires ; en 2007, au cours de la campagne pour l'investiture démocrate, les deux candidats dénonce les vertues du libre-échange au sein de l'ALENA; Début juin, lors de l'examen périodique de la politique commerciale américaine, les membres de l'OMC ontt mis en garde les Etats-Unis contre une « montée du protectionnisme".
Avec les Etats-Unis, l'amitié est un combat.
Je regrette que le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale soit aussi silencieux sur nos dépendances économiques stratégiques comme sur les moyens de se comporter, en France et en Europe, avec de tels concurrents déloyaux.
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jeudi 19 juin 2008
PARIS (Reuters) - Le titre EADS accuse l'une des plus fortes baisses de l'indice CAC 40 après la recommandation du Government Accountability Office (GAO) américain de rouvrir l'appel d'offres pour un méga-contrat d'avions ravitailleurs qui avait été attribué au groupe européen, associé à l'américain Northrop.
Vers 11h10, le titre EADS cédait 2,07% à 13,27 euros, une des plus fortes baisses de l'indice CAC 40, après avoir touché juste après l'ouverture un plus bas à 12,96 euros.
"Même si cet avis n'est que consultatif, nous considérons que dans un contexte électoral, l'US Air Force n'a pas d'autre alternative que d'annuler ce contrat", estime dans une note Yan Derocles, analyste chez Oddo Securities, qui réduit en conséquence son objectif de cours de 3,5 euros par action (à 16,50 euros), montant qui avait été appliqué par Oddo lors de l'annonce de la sélection d'EADS et Northrop Grumman.
Le GAO, l'équivalent américain de la Cour des comptes, a recommandé mercredi à l'US Air Force de rouvrir l'appel d'offres pour le contrat des avions ravitailleurs et appuyé le recours de Boeing contre l'attribution du marché au tandem Northrop-EADS.
Selon le GAO, agence du Congrès américain indépendante des partis politiques et chargée de trancher les litiges sur les contrats fédéraux, l'US Air Force a commis "un certain nombre d'erreurs significatives qui pourraient avoir affecté l'issue de la compétition étroite" qui a opposé Boeing et Northrop pour ce contrat.
Selon Oddo, qui reste à accumuler sur le titre, cette annonce incitera EADS à accélérer ses opérations de croissance externe aux Etats-Unis, car il remet en cause le mouvement de rééquilibrage entre les activités civiles et militaires qu'un tel contrat aurait pu apporter.
EADS pourrait ainsi devoir accélérer son mouvement de croissance externe amorcé mi-avril par l'acquisition de la société californienne PlantCML, spécialisée dans les appels d'urgence, pour 350 millions de dollars.
Le GAO recommande à l'US Air Force de rouvrir les discussions avec les candidats et d'obtenir des propositions révisées pour ce marché. Il précise que l'armée de l'air dispose de 60 jours pour répondre à ses recommandations.
Le président exécutif d'EADS, Louis Gallois, a déclaré mercredi soir à Reuters qu'il restait "très confiant" dans la qualité de son offre, observant que le GAO ne s'était "pas prononcé sur la qualité des offres" et qu'il n'y avait donc pas "de jugement relatif ou comparatif entre l'offre de Boeing et l'offre de Northrop Grumman" .
Boeing a salué les conclusions du GAO et déclaré avoir hâte de travailler avec l'US Air Force sur les prochaines étapes du processus.
Le contrat estimé à 35 milliards de dollars (environ 23 milliards d'euros), attribué début mars, constituait le plus important succès d'EADS aux USA et lui permettait de prendre pied sur l'énorme marché américain de la défense, le premier du monde.
Il porte sur la fourniture à l'armée de l'air américaine de 179 avions ravitailleurs sur 15 ans et ferait d'EADS le deuxième fournisseur étranger du Pentagone derrière le britannique BAE Systems.
Pour franchir les nombreux obstacles politiques, le groupe européen a prévu d'installer une usine à Mobile, dans l'Alabama, pour y assembler l'avion, inspiré de l'Airbus A330, ce qui serait naturellement remis en cause en cas d'échec. Le sujet est malgré tout resté très sensible aux États-Unis, où de nombreux parlementaires américains ont protesté contre le choix du Pentagone au nom de la défense des industriels américains.
En France, le député Bernard Carayon, spécialiste des questions économiques internationales et promoteur en France du concept de "patriotisme économique", estime que la remise en cause des avions ravitailleurs "est un coup dur pour l'amitié transatlantique".
"La défense par les Américains des intérêts économiques américains est plus importante que le choix de l'avion militaire le meilleur et le moins cher ! Ce n'est pas la première fois que l'intérêt national prévaut sur la logique de marché", ajoute-t-il dans un communiqué.
Plusieurs analystes estiment que l'impact sur le cours d'EADS de la perte de ce contrat pourrait être limité à 1,0-1,5 euro par action.
"Nous n'avons pas intégré l'impact de ce contrat dans notre objectif de cours. Nous avions évalué l'impact sur EADS de ce contrat à 1,50 euro par action", relève Harald Liberge-Dondoux, de CM-CIC Securities. "A court terme, il y a une réaction négative à attendre. Les catalyseurs sur le dossier nous semblent cependant ailleurs, ajoute-t-il, faisant allusion à l'impact de la parité euro-dollar, ainsi qu'aux retards enregistrés par le gros porteur A380 d'Airbus et l'avion de transport militaire A400M.
Jean-Michel Bélot et Matthias Blamont, avec la contribution de Gilles Guillaume et Tim Hepher, cités par lepoint.fr
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mercredi 18 juin 2008
PARIS, 18 juin 2008 (AFP) - La France, qui vient de réviser en profondeur ses priorités stratégiques, a décidé d'enrichir son arsenal d'une arme aussi redoutable que virtuelle: la "lutte informatique offensive" (LIO).
La France, qui vient de réviser en profondeur ses priorités stratégiques, a décidé d'enrichir son arsenal d'une arme aussi redoutable que virtuelle: la "lutte informatique offensive" (LIO). "Dans le domaine informatique plus que dans tout autre milieu, il faudra, pour se défendre, savoir attaquer", affirme le Livre blanc sur la défense et de la sécurité nationale, publié mardi, paraphrasant le célèbre dicton: la meilleure défense, c'est l'attaque. De plus en plus nombreux, complexes et interconnectés, les réseaux numériques militaires véhiculent, du champ de bataille aux états-majors, des informations vitales. Mais conçus le plus souvent selon une architecture similaire à internet, ils en partagent peu ou prou les vulnérabilités, offrant une cible de choix.
Du hacker bidouilleur à l'Etat voyou ou totalitaire en passant par le terroriste fondamentaliste, les agresseurs potentiels ne manquent pas. Le Livre blanc, la "bible" des priorités stratégiques de la France pour les quinze années à venir, évoque en cas d'agression contre les réseaux militaires une "riposte proportionnelle à l'attaque, visant en priorité les moyens opérationnels de l'adversaire". "Les deux grands modes d'action sont la pénétration des serveurs informatiques par des virus, les chevaux de Troie et les dizaines d'autres variantes utilisées par les pirates informatiques ou la neutralisation de ces serveurs par un afflux brutal et massif de données", confie un expert. Deux maîtres-d'oeuvre ont été désignés: l'état-major des armées et des "cellules spécialisées" non précisées. Leur première tâche sera d'élaborer un "cadre d'emploi" et des outils spécialisés, armes numériques ou laboratoires.
Pour Bernard Carayon, député UMP et chantre de l'intelligence économique, la "guerre informatique" n'est ni plus ni moins que le "troisième stade de la guerre dans l'histoire de l'humanité, après la guerre conventionnelle où s'affrontaient des hommes et la guerre nucléaire amorcée par Hiroshima". A cette dimension offensive, s'ajoute cependant une dimension défensive avec la création d'un Agence de la sécurité des systèmes d'information. Celle-ci prendra le relais de la très discrète Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information qui ne compte que 110 collaborateurs. Le Livre blanc promet au passage de renforcer "sensiblement les effectifs et les moyens" consacrés à ces fonctions.
La France n'est pas épargnée par les "cyber-attaques". L'une d'entre elles a été fortement médiatisée à la rentrée 2007. Elle visait les systèmes d'information de l'Etat, la Chine étant montrée du doigt. Y a-t-il un risque de paralysie totale du pays? "Ce n'est pas impossible", répond un expert proche du dossier, pour qui "le risque augmente de jour en jour. La France n'est pas seule à se soucier de cette question. A la mi-mai, l'Alliance atlantique s'est dotée d'un "Centre d'excellence de l'Otan pour la défense cybernétique" à Tallinn. Le choix de la capitale estonienne ne doit rien au hasard. Le 27 avril 2007, l'Estonie avait eu le douteux privilège d'être le premier pays au monde à être victime d'attaques massives des réseaux internet du gouvernement, de banques et médias. L'attaque s'était produite alors que les Estoniens avaient décidé la veille de retirer du centre de Tallinn un monument à la gloire de l'Armée rouge. Montrée du doigt, la Russie avait démenti en être la commanditaire. "L'affaire estonienne a été un facteur déclencheur de la volonté française de se doter de moyens renforcés", reconnaît-on de source proche du dossier. (par Hervé Hasquin, AFP)
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mercredi 18 juin 2008
Signée le 17 décembre 1997, la convention de lutte contre la corruption de l'OCDE vise à réprimer les actions de corruption engagées par les entreprises des pays industrialisés, en incriminant la corruption active d'agents publics étrangers, en particulier dans les pays en développement. Trente-sept Etats ont ratifié et transposé en droit interne la convention. Parmi eux, la France est considérée comme une élève rigoureuse dans la transposition, et zélée dans l'application des mesures qu'elle a mises en place pour répondre à ses engagements.
La suite sur latribune.fr
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mardi 17 juin 2008
Je serais l'invité de Ruth Elkrief, ce soir à 19h05, sur BFM TV, pour commenter la présentation du Livre Blanc sur la défense et la sécurité nationale.
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mardi 17 juin 2008
1. Le renseignement à l'honneur !
La décision de Nicolas Sarkozy de placer le renseignement au coeur de la sécurité nationale constitue la seule réponse aux nouvelles menaces de la mondialisation : perméabilité des services financiers, détournement et captation d'information, utilisation de la désinformation, impact des dépendances stratégiques, terrorisme et catastrophes naturelles.
Je salue la création d'un « Coordonnateur national du renseignement » (CNR) placé auprès du Président de la République. La responsabilité du CNR sera d'assurer la liaison entre le Chef de l'Eta et les des différents services de renseignement : de garantir la chaine de commandement de la décision politique vers les agents opérationnels ; d'être le point d'entrée des services vers le Président.
On ne doit pas oublier, pour autant, les conditions d’accès et de valorisation des carrières qui doivent être suffisamment attractives pour attirer les meilleurs des étudiants des universités et des élèves des grandes écoles ainsi que des fonctionnaires et des cadres du secteur privé. Socialement et professionnellement, les services de renseignements n'ont pas, aujourd'hui, la reconnaissance qu'ils méritent. Plus généralement, la définition d'une politique active de communication est une nécessité.
A ce titre, je me félicite qu'une « Académie du renseignement » soit créée. Cela implique une véritable réflexion sur les statuts, les carrières et la communication publique.
2. Pour un CEA des technologies de l'information
En ce qui concerne les technologies de l'information, l'Europe est, en 2008, à l'égard des Etats-Unis d'Amérique comme l'était la France, en 1945, à l'égard de l'arme nucléaire : dans une situation de dépendance totale. La réaction de la France fut alors politique par la création dès 1945 du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), qui lui a permis dans ce domaine de recouvrer sa souveraineté.
Issue de la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'Information (DCSSI, SGDN), l'« Agence de la sécurité des systèmes d'information » doit être construite sur le modèle d'un « CEA des technologies de l'information », rassemblant nos expertises issues aussi du CEA et du CNRS. Il faut être plus ambitieux et faire pour les technologies de l'information et de la communication (TIC), clé technique du renseignement, ce que le général de Gaulle a fait, par Ordonnance en 1945, en créant le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). Un CEA des TIC rassemblerait utilement les compétences éparses et extraordinaires dont la France dispose, tant au CNRS qu'au CEA précisément, et dans quelques universités ou grandes écoles. Ce CEA des TIC devrait, à l'instar du CEA de 1945, se situer à la fois «très près du Gouvernement» et doté, comme lui, d'une «grande liberté d'action». Après avoir mutualisé les financements et les expertises publics, il développerait des alliances industrielles avec nos grands groupes privés (Thalès, EADS, Safran, Dassault).
La France et l'Europe peuvent devenir actrices de la société de l'information, souveraines dans leur choix et non, comme aujourd'hui, clientes des autres.
Bernard Carayon
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jeudi 12 juin 2008
Le Président de la République vient de prendre une décision stratégique.
Nicolas Sarokzy a envoyé un signal fort aux entreprises stratégiques et marque un tournant dans l'histoire de notre politique industrielle.
L'Etat s'investit dans les Chantiers de l'Atlantique. C'est une décision prometteuse !
C'est une décision heureuse de protéger nos entreprises stratégiques et leurs salariés dans les moments difficiles, comme les Chantiers de l'Atlantique qui construisent nos porte-avions. Elles peuvent aujourd'hui compter sur l'Etat pour accompagner leur croissance.
Je souhaite que la Présidence française de l'Union européenne ouvre un débat avec nos partenaires sur le « périmètre stratégique ». Il doit s'élargir aux secteurs de l'énergie, de la santé, des TIC et de l'aéronautique qui partout dans le monde, comme aux Etats-Unis ou en Chine, sont considérés comme des secteurs hautement politiques.
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